Dans une démocratie, le pouvoir n’appartient à personne. Il est confié, pour un temps, à ceux qui ont la responsabilité de gouverner.
Mais lorsque cette responsabilité commence à durer trop longtemps, il faut se poser la question de savoir à qui appartient réellement le pouvoir. Et c’est le cas au Togo.
La confiscation du pouvoir ne signifie pas seulement rester longtemps aux commandes, elle signifie que l’alternance devient impensable, et les institutions fonctionnent pour préserver un équilibre politique et non pour répondre aux aspirations de la société. Le problème n’est donc pas seulement la durée, mais il est aussi l’incapacité du système à se renouveler pour être performant.
Un pays ne peut pas être administré comme une propriété privée. Les générations changent, les aspirations évoluent, les citoyens deviennent plus exigeants, la jeunesse veut participer, proposer, décider et surtout comprendre.
Le pouvoir qui refuse de se renouveler finit inévitablement par éloigner les citoyens de la chose publique, poussant ainsi le pays dans le délabrement. Et lorsque la politique devient l’affaire d’un cercle fermé, la démocratie n’est plus qu’un folklore électoral sans véritable utilité.
Parler de confiscation du pouvoir, c’est interroger son fonctionnement, ses mécanismes de renouvellement, la place accordée à la contradiction et la capacité réelle des citoyens à influencer la direction du pays. Le Togo, tel qu’il est gouverné actuellement, mérite ce débat.

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