Le Cadre National de Concertation pour le Changement (CNCC) a organisé une conférence-débat à Lomé, au thème : « L’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO sur la réforme constitutionnelle de 2024 au Togo : un tournant jurisprudentiel majeur en Afrique ? La conférence a été structurée autour de deux communications.
La première, consacrée à l’analyse juridique de l’arrêt, a réuni Martial Zongo, Mamadou Ismaïla Konaté, Komi Wolou et Victor Prudent Topanou. La seconde a porté sur les enjeux politiques de la décision et le rôle de la communauté internationale, avec les interventions d’Armando Lona, Ekoué David Dosseh, Marie Josiane Ngah et Mohamed Madi Djabakate.
Le professeur Komi Wolou a affirmé que la Cour établit sans détour que les modifications constitutionnelles réalisées par le gouvernement togolais sont anticonstitutionnelles, en violation de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG). Ismaïla Konaté a nuancé la portée du dispositif, insistant sur le fait que la mise en œuvre de la décision n’est pas l’exclusivité d’un parti politique ou d’une association, mais un travail commun.

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