Le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, a réussi à dribbler le peuple pour conserver son pouvoir après avoir changé de régime. Cependant, sa victoire a créé une équation dont il est maintenant la principale variable. Le pouvoir est sous pression et donne l’image d’un système sous tension. La récente décision de la Cour de justice de la CEDEAO pose des questions sur la stabilité politique du pays, alors que des organisations internationales appellent à des sanctions contre Faure Gnassingbé.
Le fonctionnement actuel du système montre une autre réalité : combats internes, coups bas, rivalités et compétition pour les positions de pouvoir semblent progressivement reléguer l’efficacité de l’action publique au second plan. Pour éviter la fin du règne, Faure Gnassingbé s’est lui-même placé au cœur de toutes les contradictions et de toutes les crises que son système produit.
Le changement institutionnel n’a pas supprimé le problème ; il l’a déplacé. Le futur du pouvoir est incertain, car des personnalités commencent elles-mêmes à en questionner le fonctionnement. La solution pour Faure Gnassingbé serait de réconcilier son pouvoir avec le peuple.

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