La réconciliation entre la CEDEAO et l’AES n’est plus une option sous la pression terroriste

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Les attaques simultanées en avril dernier au Mali ont remis brutalement la question sécuritaire sahélienne au cœur de l’agenda ouest-africain. La CEDEAO doit sortir des récriminations contre le Burkina Faso, le Mali et le Niger pour prendre de la hauteur face à cette crise et assumer une responsabilité historique. Toutes les parties doivent dépasser leurs querelles pour bâtir enfin une réponse collective au terrorisme. Le retour des pays de l’AES dans la CEDEAO ne doit être ni un préalable ni la priorité du moment. Il s’agit plutôt d’une démarche empreinte de prudence africaine qui pourrait consister à adresser d’abord au Burkina Faso et au Niger, exposés directement aux mêmes niveaux de menace, afin de les convaincre de la nécessité d’une collaboration entre tous les pays de la sous-région face au terrorisme. Ensemble, ils doivent pouvoir redéfinir une stratégie commune de lutte contre le terrorisme. La CEDEAO doit également intégrer un rapprochement direct avec la Mauritanie et l’Algérie, pays avec lesquels le Mali a toujours entretenu une étroite collaboration, pour s’assurer de la protection d’ensemble de la zone. Il est important de faire cette démarche avec vigilance face aux appétits néo-impérialistes des grandes puissances qui cherchent à influencer la politique régionale.

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