Après sept années dans la transformation agroalimentaire, l’entrepreneur togolais Salim Tebonou reprend avec une nouvelle marque HORI. Il explique sa décision de tout reconstruire et ses ambitions pour faire du souchet togolais une référence régionale, puis internationale.
Togo First : Qui êtes-vous ?
Salim Tebonou : Je suis Salim, entrepreneur agricole. J’investis dans la transformation et la valorisation des produits du terroir.
TF : Pourquoi le souchet en particulier ?
S.T. : C’est l’impact réel constaté chez les consommateurs qui m’a poussé à continuer, même dans les moments difficiles.
TF : Que propose la marque HORI aujourd’hui ?
S.T. : Le catalogue s’organise autour de deux familles : les céréales et les tubercules, ainsi que le haricot transformé en farine pour le petit gaou et les beignets.
TF : D’où vient le nom HORI ?
S.T. : Il représente la résilience, la capacité à garder le regard fixé sur la lumière sans se laisser abattre.
TF : Justement, quelles erreurs de votre premier projet avez-vous voulu corriger ?
S.T. : Ne pas confondre amitié et affaires, ne rien sous-estimer, protéger le projet au-delà de la marque, et se former avant de se lancer.
TF : Comment s’est faite la transition vers vos partenaires et clients ?
S.T. : En allant expliquer que je ne travaillais plus sous l’ancienne marque, certains ont eu du mal à comprendre. J’ai déjà touché environ 50 % de mes partenaires en un trimestre.
TF : Quelles sont vos ambitions pour les trois à cinq prochaines années ?
S.T. : L’entrepreneuriat ne se limite pas au Togo. L’objectif est de développer une stratégie de conquête du marché régional, en commençant par notre région, avant d’aller vers des marchés plus compétitifs comme l’Europe.
TF : Un dernier message pour les jeunes entrepreneurs ?
S.T. : Il faut se préparer avant de se lancer.

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