L’Alliance des démocrates pour un développement intégral (ADDI) a suspendu sa participation aux travaux du Cadre permanent de concertation (CPC). Le président de l’ADDI, Aimé Gogué, a exprimé des réserves sur la composition de l’instance, estimant que la représentativité du CPC est compromise par la présence de personnalités et de partis proches du pouvoir. Il s’est également opposé au maintien de Mohamed Tchassona Traoré à la tête du cadre et à l’absence d’application des recommandations, notamment celles relatives à la recomposition de la Céni.
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Togo : Mission 300 – L’électricité avant les maisons !
Le gouvernement togolais a réaffirmé son plein engagement dans l’initiative Mission 300. Le but est de produire assez d’électricité pour allumer une seule ampoule à diode électroluminescente par habitant, d’ici 2030. Cependant, les chiffres et les dates sont absent dans l’inventaire des solutions déployées pour ce projet.
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La disparition des intellectuels togolais: qui va éclairer la nation ?
Les intellectuels ne sont pas simplement des détenteurs de diplômes ou de titres universitaires. Ils doivent aider la nation à penser son présent et préparer son avenir. Mais où sont les intellectuels togolais lorsque les grandes questions dérangent ? Face aux difficultés économiques, aux tensions politiques, aux défis environnementaux, leur parole est presque totalement absente.
Quand ils désertent cet espace, un vide s’installe. Aujourd’hui, le vide est occupé par les influenceurs et autres tiktokeurs qui ne sont pas forcément des têtes bien pensantes. Au vu de cette situation, les décisions ont cessé d’être guidées par la réflexion et sont imposées par l’autorité et le rapport de force.
Il faut s’interroger sur la place qu’occupe encore la pensée dans nos sociétés. C’est vrai que nous sommes dans un contexte où chaque prise de parole est rapidement étiquetée comme favorable ou hostile à un camp, mais est-ce une raison de préférer le silence? Le silence n’est jamais neutre. Lorsqu’il devient la règle, il laisse le champ libre aux discours simplistes, aux mensonges, aux passions, à l’appauvrissement de la pensée. Des intellectuels qui renoncent à nourrir le débat public privent la société d’un outil essentiel qu’est la force des idées.
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Le Togo et la Banque mondiale, encore un classement hors sol
Depuis le mois de juin 2025, les informations découlant des rapports de la Banque mondiale sur les statistiques économiques du Togo semblent être d’un autre monde. Le pays est désormais classé parmi les pays à revenu intermédiaire inférieur. Cette annonce découle de la mise à jour annuelle de la classification par revenu publié le 1er juillet 2026 par la Banque Mondiale qui couvre 218 économies. Le paradoxe est que d’autres pays tels que le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont classés pays à faible revenu par la même banque mondiale, tout simplement parce que selon l’institution mondiale leur population augmente très vite. Plus grave, il ressort que ce qui a déterminé cette augmentation du PIB par habitant du Togo ces derniers temps repose en partie sur le nouvel ajustement du nombre de la population togolaise après le Recensement Général de la Population et de l’Habitat(RGPH) en 2022. En effet, malgré les 15 000 milliards de financement des différents programmes depuis le DSRP au PND et suivants en passant par la SCAPE, aucun développement n’est visible. La question que nous devons nous poser est celle-ci : à qui profite le crime? Ce qui est avéré, c’est que malgré les 15 000 milliards de financement des différents programmes depuis le DSRP au PND et suivants en passant par la SCAPE, aucun développement n’est visible. Pis, chaque mois, depuis 2022, le pays est obligé d’aller collecter en moyenne 30 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UEMOA pour assurer le fonctionnement de l’État avec un taux d’intérêt de plus de 7 % qui est supérieur au taux de croissance du pays. Au même moment le rapport de Global Financial integrity publié en janvier 2026, place le Togo parmi les 10 pays africains les plus touchés par les flux financiers illicites. Ce qui a occasionné une perte cumulée entre 2013 et 2022 de plus de 13 569 millions de dollars soit près de la moitié du montant de l’investissement total du pays en 20 ans. Il sied de rappeler aussi que le budget d’ investissement de l’État n’a jamais dépassé 400 milliards par an. Tout ceci est l’œuvre «d’une minorité qui accapare les richesses du pays au détriment de la majorité» qui s’appauvrit au jour en jour.
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Togo : Dr Georges William-Kouessan critique l’ARCOP et le CPC, alerte sur les inondations
Le dimanche 19 juillet 2026, le Dr Georges William-Kouessan, président du parti Santé du Peuple, a réagi à l’actualité sociopolitique togolaise lors d’une émission sur Pyramide FM. Il a salué la décision de l’Autorité de régulation des commandes publiques (ARCOP) pour sanctionner un agent de l’État coupable de fraude, mais a exprimé des doutes sur sa portée réelle, car selon lui, les changements sont possibles uniquement dans un contexte de vraie alternance politique. Il a également critiqué le Cadre permanent de concertation (CPC) pour ne pas permettre un débat approfondi et avoir des partis sous la bannière de l’opposition qui soutiennent les décisions du pouvoir en place. Enfin, il a appelé à renforcer les mesures contre les inondations touchant le Togo depuis plusieurs semaines pour prévenir des maladies telles que le paludisme, la typhoïde et le choléra.
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Rassemblement du CNCC confirmé dimanche à Vogan
Après plusieurs jours d’hésitation, le meeting du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC) aura bien lieu ce dimanche 26 juillet à 14h sur la Place des Fêtes de Vogan. Les leaders de ce regroupement de partis politiques et organisations civiles invitent tous leurs militants et sympathisants à se rendre en masse.
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Togo : Les opposants réussissent leur mobilisation contre la nouvelle Constitution
Dimanche 26 juillet, des centaines de manifestants se sont rassemblés à Vogan, ville située à environ 60 kilomètres au sud de Lomé. Ce rassemblement politique est rare dans cette localité. Le but était d’opposer, une nouvelle fois, la Constitution adoptée en 2024. La coalition d’opposition et de la société civile a réussi son pari de mobilisation. Cette manifestation a eu lieu sous l’égide du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC). Les leaders présents étaient Me Dodji Apévon, Eric Dupuy, le professeur Aimé Gogué de l’ADDI et le professeur David Dosseh. Le leader de l’Alliance nationale pour le Changement (ANC), Jean-Pierre Fabre, n’était pas présent mais la couleur orange de son parti restait dominante dans une assistance qui a vécu la journée en climat bon enfant.
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Togo : Gouvernement répond aux conclusions de la Cedeao sur la Constitution de 2024
Six mois après l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao qui jugeait la réforme constitutionnelle togolaise contraire au droit communautaire, le gouvernement togolais réagit en réfutant les conclusions de la juridiction régionale. Dans une réponse obtenue ce dimanche 26 juillet par l’Agence Savoir News, l’exécutif conteste point par point les conclusions de la juridiction régionale, affirmant que celle-ci « n’a aucune compétence de contrôle de constitutionnalité du droit interne, ni un titre à juger un pouvoir constituant national ».
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Le régime autoritaire de Faure Gnassingbé au Togo : dictature et prisonniers politiques
Depuis plus d’un demi-siècle, le gouvernement politique du Togo, dirigé par la famille Gnassingbé, est loin d’être une administration ordinaire pour le bien-être des citoyens. Nous avons affaire à un régime autoritaire qui ne semble pas intéressé par l’amélioration du bien-être des Togolais. Les actes du temps du père Éyadéma ou du fils Faure ne peuvent pas justifier le contraire.
À l’instar d’un dirigeant qui déteste la démocratie et rêve de son maintien éternel au pouvoir, Faure Gnassingbé s’érige en dictateur, recourt à la force brute et considère les opposants comme des ennemis à abattre.
Dans ce contexte, la fête traditionnelle des Évalas a été l’occasion pour le président de jouir d’une nouvelle manifestation de son pouvoir absolu, entouré de corrompus et dévoyés de toutes ethnies.
Pourtant, malgré les millions de Togolais qui souffrent de la misère et ont des difficultés à se loger ou à s’alimenter convenablement, Faure Gnassingbé passe inutiles et extravagantes dépenses. Le journal "Liberté" a récemment dénoncé le comportement irresponsable du dictateur togolais.
En parallèle, plusieurs dizaines de prisonniers politiques ont été enfermés pendant plusieurs années, dont les plus emblématiques sont Kpatcha Gnassingbé, Jean-Paul Omolou et Marguérite Gnakadé. Ces dernières sont traitées de manière inhumaine et accusées sans preuve.
Dans ce contexte, il est question de savoir si les prisonniers politiques togolais sont livrés à leur sort parce qu’ils ont dénoncé la gouvernance du régime et réclament un changement au sommet de l’État.
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Togo : Médiation discrète entre Fabre et Adjamagbo pour réconcilier l’opposition
Selon les informations, deux personnalités influentes de l’opposition togolaise universitaires, Aimé Gogué (Alliance des démocrates pour le développement intégral, ADDI) et Komi Wolou (Pacte socialiste pour le Renouveau, PSR), mènent une médiation discrète depuis plusieurs semaines entre Jean-Pierre Fabre et Kafui Adjamagbo-Johnson, dans l’espoir de refermer un contentieux qui remonte à la présidentielle de 2020. Cette médiation a été forcée de sortir du silence plus tôt que prévu après une fuite d’un enregistrement attribué à Ali Camus, évoquant ces démarches. Dans leur communiqué conjoint, les deux médiateurs ont affirmé avoir déjà eu des séances de discussion avec Fabre et Adjamagbo et que d’autres initiatives sont également en cours en parallèle.
