Des millions de femmes et de filles en Afrique passent plus d’une heure à aller chercher de l’eau pour leur subsistance quotidienne, mettant en évidence des lacunes importantes dans les infrastructures hydrauliques. Le défi est aggravé par le fait que peu de routes mènent aux points d’eau et qu’il existe souvent une pénurie d’infrastructures pour répondre aux besoins les plus élémentaires, notamment dans les zones rurales. L’électricité, lorsqu’elle n’est pas interrompue par des pénuries et des coupures, n’atteint que 65 % des foyers urbains et seulement 28 % des ménages ruraux. Le coût du capital est souvent plus élevé en Afrique qu’ailleurs dans le monde, ce qui rend difficile l’attirer d’investissements privés pour financer les projets d’infrastructures. Pour aider les pays africains à obtenir des financements pour de futurs projets d’infrastructures, des initiatives comprennent des options de financement mixte, des garanties de prêt et des mécanismes avancés d’atténuation des risques. Toutefois, il reste à voir si ces stratégies aideront les nations africaines en difficulté à atteindre leurs objectifs déclarés.
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CAN 2025 : Maroc déclaré vainqueur après décision de l’appel de la CAF
Le Maroc a été officiellement déclaré vainqueur de la CAN 2025, trois mois après la finale disputée contre le Sénégal. Le jury d’appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) a annulé la décision du jury disciplinaire précédent et a considéré que le comportement du Sénégal relève des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations. Le Maroc remporte ainsi sa deuxième coupe continentale de son histoire, après sa seule victoire en 1976.
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L’avenir agroalimentaire de l’Afrique est dans les mains des jeunes
La transformation des systèmes agroalimentaires en Afrique dépend de la capacité active des jeunes à façonner ces systèmes, plutôt que d’en rester à l’écart. Partout sur le continent, les jeunes entendent dire que l’agriculture est une opportunité, mais une opportunité sans accès aux marchés, au financement, aux compétences et aux espaces de décision conduit rarement à une véritable transformation. En République centrafricaine, l’agriculture emploie la majorité de la population et contribue largement aux revenus ruraux, alors même qu’une faible part seulement des terres arables est exploitée. Le pays dispose d’un potentiel considérable dans l’élevage et se situe à un carrefour stratégique de marchés régionaux reliant le Cameroun, le Tchad, le Congo et le Soudan. Dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ces réalités géographiques représentent une opportunité à grande échelle. Mais l’ouverture des marchés ne se traduit pas automatiquement par la prospérité des jeunes. Pour que les jeunes agripreneurs puissent bénéficier de la ZLECAf et de l’intégration régionale, ils doivent être prêts à commercer. Cela suppose l’existence de coopératives structurées, le développement de chaînes de valeur, l’accès au financement, des systèmes de production résilients face au climat, ainsi que les compétences techniques nécessaires pour respecter les normes de qualité. Cela exige également un élément moins souvent évoqué mais tout aussi essentiel : l’influence. Lors d’un récent dialogue national sur l’agribusiness des jeunes, organisé à Bangui, un changement s’est opéré. Les discussions ont dépassé la seule question de l’accès aux opportunités pour s’intéresser à l’accès aux systèmes eux-mêmes. De jeunes entrepreneurs ont dialogué directement avec les responsables des plans nationaux de développement, des stratégies agricoles et des cadres continentaux liés à la Déclaration de Kampala du CAADP (2026–2035). La question n’était plus « Quel soutien pouvons-nous obtenir ? », mais « Comment pouvons-nous influencer les politiques publiques, les priorités budgétaires et les structures de marché ? ». Ce passage d’une logique de demande de soutien à une capacité à façonner les systèmes est déterminant. Les données montrent que l’inclusion des jeunes dans les systèmes agroalimentaires progresse lorsque les environnements favorables, l’accès aux services, au financement et aux marchés, ainsi que les mécanismes de résilience, sont alignés. Des outils comme le YAPI permettent de suivre les progrès réalisés dans ces différents domaines. Mesurer la participation des jeunes constitue une base essentielle pour les réformes institutionnelles. Sans données, les engagements restent rhétoriques. Avec des systèmes de suivi, les gouvernements et leurs partenaires peuvent identifier les blocages structurels et prioriser des réformes capables de produire un impact durable.
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Togo demande à l’ONU de revoir sa carte mondiale
Le Togo a annoncé son intention de solliciter les États membres des Nations Unies pour adopter une nouvelle carte du monde plus fidèle à la réalité géographique de l’Afrique, en remplacement de la projection de Mercator datant du XVIe siècle. Le ministre des Affaires étrangères togolais a déclaré que cette campagne visait à mettre fin à l’utilisation de la carte de Mercator par les gouvernements et les organisations internationales, notamment en raison de sa distorsion des dimensions géographiques, qui donne au Groenland une apparence aussi vaste que l’Afrique, alors qu’en réalité le continent est environ 14 fois plus grand. La campagne est soutenue par l’Union africaine et les groupes de plaidoyer Africa No Filter et Speak Up Africa.
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La réconciliation entre la CEDEAO et l’AES n’est plus une option sous la pression terroriste
Les attaques simultanées en avril dernier au Mali ont remis brutalement la question sécuritaire sahélienne au cœur de l’agenda ouest-africain. La CEDEAO doit sortir des récriminations contre le Burkina Faso, le Mali et le Niger pour prendre de la hauteur face à cette crise et assumer une responsabilité historique. Toutes les parties doivent dépasser leurs querelles pour bâtir enfin une réponse collective au terrorisme. Le retour des pays de l’AES dans la CEDEAO ne doit être ni un préalable ni la priorité du moment. Il s’agit plutôt d’une démarche empreinte de prudence africaine qui pourrait consister à adresser d’abord au Burkina Faso et au Niger, exposés directement aux mêmes niveaux de menace, afin de les convaincre de la nécessité d’une collaboration entre tous les pays de la sous-région face au terrorisme. Ensemble, ils doivent pouvoir redéfinir une stratégie commune de lutte contre le terrorisme. La CEDEAO doit également intégrer un rapprochement direct avec la Mauritanie et l’Algérie, pays avec lesquels le Mali a toujours entretenu une étroite collaboration, pour s’assurer de la protection d’ensemble de la zone. Il est important de faire cette démarche avec vigilance face aux appétits néo-impérialistes des grandes puissances qui cherchent à influencer la politique régionale.
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Togo : Essai de Kolani Baba Nazir, « Le Deal » qui pourrait changer la vie des étudiants africains en France
Kolani Baba Nazir est à Lomé pour promouvoir son essai « Le Deal », publié en mars dernier. Dans ce livre, il propose un partenariat entre les pouvoirs publics et les étudiants étrangers, afin de faciliter leur vie en France. Il aborde des thèmes comme les difficultés administratives et financières rencontrées par ces derniers, ainsi que la solitude qu’ils peuvent subir à cause de l’éloignement de leur famille.
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Actualité : Afrique en crise d’intellectuels
Le continent africain est confronté à une crise majeure de ses intellectuels. Au lieu d’être un moteur de changement, certains ont choisi la complaisance et le compromis facile avec les pouvoirs en place. L’intellectuel africain doit réapprendre à dire non lorsque cela est nécessaire et se consacrer à la vérité plutôt qu’au confort personnel.
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Conférence de l’APA à Lomé : l’Afrique veut anticiper plutôt que subir la crise du Moyen-Orient
Le Togo a accueilli le 3 juillet 2026 une conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance politique africaine (APA) à Lomé, sous le thème : « L’Afrique face à la crise du Moyen-Orient : impacts, défis et réponses stratégiques ». Cette rencontre était présidée par Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil. Les participants discutèrent de la nécessité d’anticiper les crises plutôt que de les subir, avec un accent particulier sur la crise au Moyen-Orient et ses répercussions sur l’Afrique. Le Président sierra-léonais Julius Maada Bio a souligné que seule l’Afrique peut définir son avenir, et a exhorté les pays à renforcer leur coopération pour mieux faire face aux crises internationales.
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Nathaniel Olympio : le changement viendra par l’expression populaire
Selon Nathaniel Olympio, leader du mouvement ‘Touche pas à ma Constitution’, la manifestation de rue restera l’outil central pour contester le pouvoir togolais. Il a déclaré : « Le changement ne viendra que par l’expression populaire. C’est le droit que nous donne la Constitution de manifester, et c’est à ça que nous travaillons ». Conscient des désillusions passées, Nathaniel Olympio insiste sur l’urgence d’une transition politique pour sortir de l’impasse actuelle : « C’est la transition qui permet de remettre tout à plat, de permettre aux Togolais de se retrouver autour d’une table pour des assises nationales avec toutes les forces vives pour réfléchir sur la suite ».
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Togo : le pouvoir du pouvoir qui se relance sans limites
Le Togo a récemment mis à jour sa Constitution en 2024, sans avoir respecté les normes constitutionnelles, selon une décision de la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le nouveau régime met fin à la présidence élective au suffrage universel et instaure un « Président du Conseil des ministres » qui concentre le pouvoir exécutif sans limite, ce qui a été qualifié de changement inconstitutionnel de gouvernement. Les opposants ont déposé plainte mais l’État togolais n’a pas présenté de défense, ce qui a conduit à un jugement par défaut.
