Category: Actualité

  • Togo : le congrès de l’UFC définit une feuille de route vers la Ve République

    Togo : le congrès de l’UFC définit une feuille de route vers la Ve République

    Le parti politique togolais Union des Forces de Changement (UFC) a tenu son congrès ordinaire le 8 août à Lomé. Le thème du congrès était « De l’Ablodé au développement harmonieux ». Les militants ont dû se pencher sur les bilans et orientations pour la Ve République en cours.
    Le vice-président de l’UFC, Séna Alipui, a rappelé que le parti est né en 1992 autour du combat pour l’Ablodé porté par Sylvanus Olympio dès l’indépendance de 1960. Il a également fait référence à l’accord de paix signé en 2010 entre l’UFC et le parti UNIR, qui a permis au pays de se concentrer sur les questions de développement.
    Le changement vers un régime parlementaire, prévu pour mai 2024, a été abordé. Bien que certains débats internes aient suscité des désaccords, Séna Alipui a défendu la position de l’UFC : le régime parlementaire offre une opportunité d’enraciner le parti politique et renforcer son maillage du territoire.
    Le vice-président a plaidé pour un positionnement de rassemblement autour des institutions issues des dernières élections, tout en réaffirmant le rôle de l’UFC comme « opposition constructive ». Il a souligné que les sept thèmes ayant structuré la dernière campagne du parti (eau, emploi, éducation, électricité, santé, sécurité, salubrité) devraient servir de base pour les travaux à venir. Les défis énormes auxquels le parti reste confrontés ne sont pas passés sous silence.

  • Togo : Où en est-on avec la décentralisation et le développement des territoires ?

    Togo : Où en est-on avec la décentralisation et le développement des territoires ?

    Depuis 2019, le gouvernement togolais a commencé à mettre en place une politique de décentralisation et de planification territoriale harmonisée. Cette politique est basée sur l’élargissement des compétences du ministère de l’Administration Territoriale, qui inclut désormais la gestion du développement des territoires pour permettre une planification à tous les niveaux (communal et régional). Malgré ces efforts, le développement équilibré et durable est actuellement en retard et les potentialités des différentes régions ne sont pas exploitées. Il faut donc une coordination nationale pour harmoniser et mutualiser les investissements afin de permettre la spécialisation des différentes régions, ainsi que d’attirer les financements sur le fond des Plans de Développement Régionaux. Cela permettrait le développement intégré du territoire sur fond de solidarité nationale, la participation et la précaution pour prévenir les risques liés au changement climatique, l’environnement et la santé publique. Le développement des territoires doit être basé sur 4 piliers fondamentaux : l’agriculture, l’économie, le social et l’environnement. Le principal outil de programmation et de gestion doit être formalisé autour de la Direction Régionale de la Planification.

  • Le Togo se renaît sur un socle original et éthique : le Consensus National Togolais

    Le Togo se renaît sur un socle original et éthique : le Consensus National Togolais

    Il est temps de reconnaître que la lutte stérile qui dure depuis des décennies ne va pas donner gain de cause à aucun camp. Le pays requiert une approche ouverte et efficace, avec un vrai souci de résultats réparateurs et motivants : le Togo Qui Nous Ressemble et Nous Rassemble. La solution au blocage politique et socioéconomique du Togo est le Consensus National Togolais, une démarche courageuse et valorisante de tous les ayants cause du pays. Le processus est inspiré par l’histoire des peuples et incarné par des principes universels indissolubles : amnistie générale, libération des prisonniers d’opinion, établissement des acceptations et décisions effectives du Consensus National Togolais, etc. Le pays se réinvente sans violence, division ni peur, au souffle de l’art du changement et avec l’énergie de la modernité et du compromis.

  • Actualité

    Actualité

    Le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, a réussi à dribbler le peuple pour conserver son pouvoir après avoir changé de régime. Cependant, sa victoire a créé une équation dont il est maintenant la principale variable. Le pouvoir est sous pression et donne l’image d’un système sous tension. La récente décision de la Cour de justice de la CEDEAO pose des questions sur la stabilité politique du pays, alors que des organisations internationales appellent à des sanctions contre Faure Gnassingbé.

    Le fonctionnement actuel du système montre une autre réalité : combats internes, coups bas, rivalités et compétition pour les positions de pouvoir semblent progressivement reléguer l’efficacité de l’action publique au second plan. Pour éviter la fin du règne, Faure Gnassingbé s’est lui-même placé au cœur de toutes les contradictions et de toutes les crises que son système produit.

    Le changement institutionnel n’a pas supprimé le problème ; il l’a déplacé. Le futur du pouvoir est incertain, car des personnalités commencent elles-mêmes à en questionner le fonctionnement. La solution pour Faure Gnassingbé serait de réconcilier son pouvoir avec le peuple.

  • Togo : Sena Alipui appelle aux efforts unis des acteurs politiques pour répondre aux besoins des populations

    Togo : Sena Alipui appelle aux efforts unis des acteurs politiques pour répondre aux besoins des populations

    Au Togo, la réforme constitutionnelle continue de diviser la classe politique. Le nouveau premier vice-président de l’Union des forces de changement (UFC), Sena Alipui, a appelé à une union de tous les acteurs politiques autour des besoins des populations. Ce message est en contraste avec la logique de confrontation qui domine le débat politique togolais depuis le changement constitutionnel de 2024 et l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO fin janvier 2026, qui a ravivé la contestation. Sena Alipui estime que les divergences politiques peuvent nourrir le débat démocratique à condition qu’elles soient mises au service de l’intérêt général. Cet appel intervient alors que l’opposition et la société civile continuent de réclamer une transition et un retour à l’ordre constitutionnel.

  • Inondations à Lomé : l’APD dénonce l’échec des politiques publiques

    Inondations à Lomé : l’APD dénonce l’échec des politiques publiques

    Après les inondations de juin 2026, l’Alliance politique pour la démocratie (APD) déplore les insuffisances des politiques publiques en matière d’assainissement et de protection des populations. Elle appelle à une mobilisation populaire de l’ensemble des forces de l’opposition pour engager une véritable alternative politique au Togo.

  • Lettre ouverte aux Kabiyès : une controverse sur le pouvoir traditionnel au Togo

    Lettre ouverte aux Kabiyès : une controverse sur le pouvoir traditionnel au Togo

    Chers frères et sœurs Kabiyès, Je me permet d’adresse cette lettre non pas en tant que citoyen togolais, mais en tant qu’un de vous, bien que je sois originaire de Kadambara. J’ai raison de vous considérer comme mon peuple car la majorité de mes amis sont Kabiyès. J’appartenais à votre communauté parce que cette personne qui m’a rendu un service infiniment important, qu’un parent n’aurait pas pu le faire, est Kabiyè. J’appartenais également à votre communauté car certains de mes beaux-parents sont originaires de Kpario, une localité dont l’affaire fait l’objet de cette lettre. Enfin, j’appartenais à votre communauté parce que du sang Kabiyè coule dans mon sang. Ma mère est membre du clan Bʊgʊm, un clan Kabiyè ayant migré au pays Tem bien avant la colonisation. Sœurs et frères Kabiyès, certains de vos membres sont à l’origine d’une crise en jouant avec le feu. Grisés par la détention frauduleuse des armes de combat de la république, ils violaient les droits des non-Kabiyès du Togo, notamment les droits coutumiers des voisins Tem. C’est pour cette raison que j’examine l’affaire de Kpario à travers le prisme des relations entre ethnies. Reprenant l’article 143 de la Constitution de 1992 et l’article 88 de la récente Constitution du 6 mai 2024, il est écrit : «La République togolaise reconnaît la chefferie traditionnelle en tant que gardienne des us et coutumes». Elle ajoute : «La désignation et l’intronisation d’un chef traditionnel doivent respecter les coutumes locales ainsi que les lois en vigueur». Le canton de Kpario, surnommé Lamatessi, du nom d’une localité du pays Kabiyè, est un canton du pays Tem, sur le territoire du royaume de Kadambara. Jusqu’à nouvel ordre, celui qui peut protéger les us et coutumes Tem de Kpario ne peut être que Tem. En matière de désignation de chef traditionnel, les Tem ont la plus ancienne tradition au Togo puisque datant du XVIe siècle, alors que certaines chefferies togolaises sont nées pendant la colonisation. D’où vient donc que le ministère de l’Administration territoriale occupé par un frère Kabiyè cherche à imposer un Kabiyè contre de nombreux postulants légitimes Tem ? Sœurs et frères Kabiyès, vous avez aussi des us et coutumes que vous protégez jalousement et vous avez raison. Le gouvernement trouve cela légitime qu’il vous soutient chaque année dans l’organisation de la lutte des Evala. Pourquoi le Ministre de l’Administration territoriale trouve-t-il que les Tem ne sont pas autorisés à protéger eux aussi leurs us et coutumes par eux-mêmes ? Le monde a assez d’une Palestine aux effets horribles depuis 50 ans. Il n’a pas besoin d’une autre au Togo qui risquerait d’embraser toute l’Afrique.

  • Appel à la mobilisation générale contre le pouvoir togolais

    Appel à la mobilisation générale contre le pouvoir togolais

    Les mouvements DMK-Originale, DMP et LDP ont publiquement appelé à une mobilisation générale contre le gouvernement togolais. Ce dernier a été jugé affaibli par la décision récente de la Cour de justice de l’CEDEAO concernant la réforme constitutionnelle. Les signataires dénoncent la réaction du régime, qui conteste la compétence de la juridiction régionale, et appellent les organisations régionales CEDEAO et Union africaine à s’engager pour appliquer la Charte Africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.

  • Kléber Dadjo, le militaire devenu président du Togo

    Kléber Dadjo, le militaire devenu président du Togo

    Kléber Dadjo est un officier supérieur et homme d’État qui a dirigé le Togo pendant trois mois entre janvier et avril 1967. Son parcours s’est construire dans les armées coloniales avant de se prolonger au service des États nouvellement indépendants. Malgré son passage à la tête de l’État, il reste paradoxalement moins connu que d’autres figures de la période post-indépendance du Togo. Son ouvrage biographique, publié en 2026, offre l’occasion de revenir sur son parcours et sa place dans la construction de l’État togolais.

  • LA RACINE rejette la Constitution de la Cinquième République

    LA RACINE rejette la Constitution de la Cinquième République

    Le parti politique LA RACINE, dirigé par Outcha Koffi Soké Sylvanus, s’oppose fermement à la Constitution du 6 mai 2024 et appelle les Togolais à un sursaut patriotique pour préserver l’unité et le futur du pays. Ils estiment que cette nouvelle constitution transforme la République du Togo en une monarchie, sans respecter les normes constitutionnelles et contre la volonté populaire. La déclaration invite tous les Togolais à un sincère amour patriotique pour sauver le pays.