Le continent africain est confronté à une crise majeure de ses intellectuels. Au lieu d’être un moteur de changement, certains ont choisi la complaisance et le compromis facile avec les pouvoirs en place. L’intellectuel africain doit réapprendre à dire non lorsque cela est nécessaire et se consacrer à la vérité plutôt qu’au confort personnel.
Category: Actualité
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Conférence de l’APA à Lomé : l’Afrique veut anticiper plutôt que subir la crise du Moyen-Orient
Le Togo a accueilli le 3 juillet 2026 une conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance politique africaine (APA) à Lomé, sous le thème : « L’Afrique face à la crise du Moyen-Orient : impacts, défis et réponses stratégiques ». Cette rencontre était présidée par Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil. Les participants discutèrent de la nécessité d’anticiper les crises plutôt que de les subir, avec un accent particulier sur la crise au Moyen-Orient et ses répercussions sur l’Afrique. Le Président sierra-léonais Julius Maada Bio a souligné que seule l’Afrique peut définir son avenir, et a exhorté les pays à renforcer leur coopération pour mieux faire face aux crises internationales.
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Nathaniel Olympio : le changement viendra par l’expression populaire
Selon Nathaniel Olympio, leader du mouvement ‘Touche pas à ma Constitution’, la manifestation de rue restera l’outil central pour contester le pouvoir togolais. Il a déclaré : « Le changement ne viendra que par l’expression populaire. C’est le droit que nous donne la Constitution de manifester, et c’est à ça que nous travaillons ». Conscient des désillusions passées, Nathaniel Olympio insiste sur l’urgence d’une transition politique pour sortir de l’impasse actuelle : « C’est la transition qui permet de remettre tout à plat, de permettre aux Togolais de se retrouver autour d’une table pour des assises nationales avec toutes les forces vives pour réfléchir sur la suite ».
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Togo : le pouvoir du pouvoir qui se relance sans limites
Le Togo a récemment mis à jour sa Constitution en 2024, sans avoir respecté les normes constitutionnelles, selon une décision de la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le nouveau régime met fin à la présidence élective au suffrage universel et instaure un « Président du Conseil des ministres » qui concentre le pouvoir exécutif sans limite, ce qui a été qualifié de changement inconstitutionnel de gouvernement. Les opposants ont déposé plainte mais l’État togolais n’a pas présenté de défense, ce qui a conduit à un jugement par défaut.
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Togo : ADDI se détache du Cadre permanent de concertation
L’Alliance des démocrates pour un développement intégral (ADDI) a suspendu sa participation aux travaux du Cadre permanent de concertation (CPC). Le président de l’ADDI, Aimé Gogué, a exprimé des réserves sur la composition de l’instance, estimant que la représentativité du CPC est compromise par la présence de personnalités et de partis proches du pouvoir. Il s’est également opposé au maintien de Mohamed Tchassona Traoré à la tête du cadre et à l’absence d’application des recommandations, notamment celles relatives à la recomposition de la Céni.
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Togo : Mission 300 – L’électricité avant les maisons !
Le gouvernement togolais a réaffirmé son plein engagement dans l’initiative Mission 300. Le but est de produire assez d’électricité pour allumer une seule ampoule à diode électroluminescente par habitant, d’ici 2030. Cependant, les chiffres et les dates sont absent dans l’inventaire des solutions déployées pour ce projet.
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La disparition des intellectuels togolais: qui va éclairer la nation ?
Les intellectuels ne sont pas simplement des détenteurs de diplômes ou de titres universitaires. Ils doivent aider la nation à penser son présent et préparer son avenir. Mais où sont les intellectuels togolais lorsque les grandes questions dérangent ? Face aux difficultés économiques, aux tensions politiques, aux défis environnementaux, leur parole est presque totalement absente.
Quand ils désertent cet espace, un vide s’installe. Aujourd’hui, le vide est occupé par les influenceurs et autres tiktokeurs qui ne sont pas forcément des têtes bien pensantes. Au vu de cette situation, les décisions ont cessé d’être guidées par la réflexion et sont imposées par l’autorité et le rapport de force.
Il faut s’interroger sur la place qu’occupe encore la pensée dans nos sociétés. C’est vrai que nous sommes dans un contexte où chaque prise de parole est rapidement étiquetée comme favorable ou hostile à un camp, mais est-ce une raison de préférer le silence? Le silence n’est jamais neutre. Lorsqu’il devient la règle, il laisse le champ libre aux discours simplistes, aux mensonges, aux passions, à l’appauvrissement de la pensée. Des intellectuels qui renoncent à nourrir le débat public privent la société d’un outil essentiel qu’est la force des idées.
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Le Togo et la Banque mondiale, encore un classement hors sol
Depuis le mois de juin 2025, les informations découlant des rapports de la Banque mondiale sur les statistiques économiques du Togo semblent être d’un autre monde. Le pays est désormais classé parmi les pays à revenu intermédiaire inférieur. Cette annonce découle de la mise à jour annuelle de la classification par revenu publié le 1er juillet 2026 par la Banque Mondiale qui couvre 218 économies. Le paradoxe est que d’autres pays tels que le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont classés pays à faible revenu par la même banque mondiale, tout simplement parce que selon l’institution mondiale leur population augmente très vite. Plus grave, il ressort que ce qui a déterminé cette augmentation du PIB par habitant du Togo ces derniers temps repose en partie sur le nouvel ajustement du nombre de la population togolaise après le Recensement Général de la Population et de l’Habitat(RGPH) en 2022. En effet, malgré les 15 000 milliards de financement des différents programmes depuis le DSRP au PND et suivants en passant par la SCAPE, aucun développement n’est visible. La question que nous devons nous poser est celle-ci : à qui profite le crime? Ce qui est avéré, c’est que malgré les 15 000 milliards de financement des différents programmes depuis le DSRP au PND et suivants en passant par la SCAPE, aucun développement n’est visible. Pis, chaque mois, depuis 2022, le pays est obligé d’aller collecter en moyenne 30 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UEMOA pour assurer le fonctionnement de l’État avec un taux d’intérêt de plus de 7 % qui est supérieur au taux de croissance du pays. Au même moment le rapport de Global Financial integrity publié en janvier 2026, place le Togo parmi les 10 pays africains les plus touchés par les flux financiers illicites. Ce qui a occasionné une perte cumulée entre 2013 et 2022 de plus de 13 569 millions de dollars soit près de la moitié du montant de l’investissement total du pays en 20 ans. Il sied de rappeler aussi que le budget d’ investissement de l’État n’a jamais dépassé 400 milliards par an. Tout ceci est l’œuvre «d’une minorité qui accapare les richesses du pays au détriment de la majorité» qui s’appauvrit au jour en jour.
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Togo : Dr Georges William-Kouessan critique l’ARCOP et le CPC, alerte sur les inondations
Le dimanche 19 juillet 2026, le Dr Georges William-Kouessan, président du parti Santé du Peuple, a réagi à l’actualité sociopolitique togolaise lors d’une émission sur Pyramide FM. Il a salué la décision de l’Autorité de régulation des commandes publiques (ARCOP) pour sanctionner un agent de l’État coupable de fraude, mais a exprimé des doutes sur sa portée réelle, car selon lui, les changements sont possibles uniquement dans un contexte de vraie alternance politique. Il a également critiqué le Cadre permanent de concertation (CPC) pour ne pas permettre un débat approfondi et avoir des partis sous la bannière de l’opposition qui soutiennent les décisions du pouvoir en place. Enfin, il a appelé à renforcer les mesures contre les inondations touchant le Togo depuis plusieurs semaines pour prévenir des maladies telles que le paludisme, la typhoïde et le choléra.
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Rassemblement du CNCC confirmé dimanche à Vogan
Après plusieurs jours d’hésitation, le meeting du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC) aura bien lieu ce dimanche 26 juillet à 14h sur la Place des Fêtes de Vogan. Les leaders de ce regroupement de partis politiques et organisations civiles invitent tous leurs militants et sympathisants à se rendre en masse.
