Category: Actualité

  • Togo : 655 millions FCFA pour soutenir les jeunes diplômés de l’aquaculture

    Togo : 655 millions FCFA pour soutenir les jeunes diplômés de l’aquaculture

    L’Agence Éducation-Développement (AED) et l’Union européenne ont conclu un accord pour créer un fonds revolving de 1 million d’euros (environ 655 millions FCFA) à Elavagnon, au Togo. Ce mécanisme a pour but de financer l’installation des jeunes diplômés de l’Institut de formation en alternance pour le développement (IFAD)-Aquaculture. Le dispositif est en place pendant cinq ans et vise à surmonter un obstacle majeur dans le développement de l’entrepreneuriat aquacole au Togo : l’accès au financement. Les diplômés financés développeront leur propre exploitation aquacole, remboursant ensuite les fonds reçus pour soutenir d’autres diplômés. L’initiative aide également les jeunes diplômés à accéder aux ressources financières dans le secteur de l’aquaculture et à créer des entreprises durables. Elle s’adresse tant aux anciens diplômés non encore financés que aux futurs diplômés de l’IFAD-Aquaculture.

  • Togo : plus de 8 000 nouvelles entreprises en six mois, une reprise après deux années de recul

    Togo : plus de 8 000 nouvelles entreprises en six mois, une reprise après deux années de recul

    (Togo First) – Entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, 8 129 nouvelles entreprises ont été enregistrées au Togo, d’après les données du Centre de formalités des entreprises (CFE) consultées par Togo First. Ce nombre affiche une progression de près de 5% par rapport à la même période en 2025, où 7 747 sociétés avaient été créées. Cette évolution confirme le regain de dynamisme observé depuis le début de l’année, après les reculs enregistrés au cours des deux années précédentes. Au premier trimestre 2026, le nombre de créations d’entreprises avait progressé de 2,2 % en glissement annuel, passant de 4 262 au premier trimestre 2025 à 4 357 un an plus tard. Dans le détail, la dynamique entrepreneuriale est principalement soutenue par les Togolais nationaux. Sur l’ensemble des nouvelles entreprises enregistrées au cours du semestre, 6 481 ont été créées par des Togolais, soit près de 80 % du total, contre 1 648 par des étrangers. Les femmes continuent également à renforcer leur présence dans le tissu entrepreneurial. Au total, 2 306 entreprises créées sur la période sont détenues par des femmes, ce qui représente environ 28 % des nouvelles immatriculations. Cette reprise intervient dans un contexte marqué par deux années consécutives de ralentissement. En 2025, le Togo avait enregistré 14 202 créations d’entreprises, en baisse de 4,8 % par rapport aux 14 919 recensées en 2024.

  • FIL 2026 : Réduction exceptionnelle de prix pour les femmes et jeunes entrepreneurs au Togo

    FIL 2026 : Réduction exceptionnelle de prix pour les femmes et jeunes entrepreneurs au Togo

    (Togo First) – Le Centre togolais des expositions et foires (CETEF) a annoncé récemment une réduction de 70 % sur les stands du pavillon Agou destinés aux femmes entrepreneures et aux jeunes entrepreneurs pour la 21ème Foire internationale de Lomé (FIL). Ce geste vise à encourager leur participation à cet événement économique majeur du Togo. Les stands situés au premier étage du pavillon Agou sont proposés à un tarif préférentiel de 150 000 FCFA, contre 500 000 FCFA, soit une réduction de 70 %. Cette mesure est prévue pour faciliter l’accès des petites et moyennes entreprises aux plates-formes de promotion commerciale et accroître leur visibilité sur les marchés nationaux et internationaux. Cet initiative a été reconduite pour la quatrième année consécutive et s’inscrit dans la stratégie du CETEF visant à accompagner les femmes et les jeunes entrepreneurs dans le développement de leurs activités.

  • Salim Tebonou (HORI) : « J’ai dû démissionner moi-même de la structure que j’avais créée pour repartir de zéro »

    Salim Tebonou (HORI) : « J’ai dû démissionner moi-même de la structure que j’avais créée pour repartir de zéro »

    Après sept années dans la transformation agroalimentaire, l’entrepreneur togolais Salim Tebonou reprend avec une nouvelle marque HORI. Il explique sa décision de tout reconstruire et ses ambitions pour faire du souchet togolais une référence régionale, puis internationale.

    Togo First : Qui êtes-vous ?
    Salim Tebonou : Je suis Salim, entrepreneur agricole. J’investis dans la transformation et la valorisation des produits du terroir.

    TF : Pourquoi le souchet en particulier ?
    S.T. : C’est l’impact réel constaté chez les consommateurs qui m’a poussé à continuer, même dans les moments difficiles.

    TF : Que propose la marque HORI aujourd’hui ?
    S.T. : Le catalogue s’organise autour de deux familles : les céréales et les tubercules, ainsi que le haricot transformé en farine pour le petit gaou et les beignets.

    TF : D’où vient le nom HORI ?
    S.T. : Il représente la résilience, la capacité à garder le regard fixé sur la lumière sans se laisser abattre.

    TF : Justement, quelles erreurs de votre premier projet avez-vous voulu corriger ?
    S.T. : Ne pas confondre amitié et affaires, ne rien sous-estimer, protéger le projet au-delà de la marque, et se former avant de se lancer.

    TF : Comment s’est faite la transition vers vos partenaires et clients ?
    S.T. : En allant expliquer que je ne travaillais plus sous l’ancienne marque, certains ont eu du mal à comprendre. J’ai déjà touché environ 50 % de mes partenaires en un trimestre.

    TF : Quelles sont vos ambitions pour les trois à cinq prochaines années ?
    S.T. : L’entrepreneuriat ne se limite pas au Togo. L’objectif est de développer une stratégie de conquête du marché régional, en commençant par notre région, avant d’aller vers des marchés plus compétitifs comme l’Europe.

    TF : Un dernier message pour les jeunes entrepreneurs ?
    S.T. : Il faut se préparer avant de se lancer.

  • Construire l’Afrique de demain : un défi financier

    Construire l’Afrique de demain : un défi financier

    Des millions de femmes et de filles en Afrique passent plus d’une heure à aller chercher de l’eau pour leur subsistance quotidienne, mettant en évidence des lacunes importantes dans les infrastructures hydrauliques. Le défi est aggravé par le fait que peu de routes mènent aux points d’eau et qu’il existe souvent une pénurie d’infrastructures pour répondre aux besoins les plus élémentaires, notamment dans les zones rurales. L’électricité, lorsqu’elle n’est pas interrompue par des pénuries et des coupures, n’atteint que 65 % des foyers urbains et seulement 28 % des ménages ruraux. Le coût du capital est souvent plus élevé en Afrique qu’ailleurs dans le monde, ce qui rend difficile l’attirer d’investissements privés pour financer les projets d’infrastructures. Pour aider les pays africains à obtenir des financements pour de futurs projets d’infrastructures, des initiatives comprennent des options de financement mixte, des garanties de prêt et des mécanismes avancés d’atténuation des risques. Toutefois, il reste à voir si ces stratégies aideront les nations africaines en difficulté à atteindre leurs objectifs déclarés.

  • CAN 2025 : Maroc déclaré vainqueur après décision de l’appel de la CAF

    CAN 2025 : Maroc déclaré vainqueur après décision de l’appel de la CAF

    Le Maroc a été officiellement déclaré vainqueur de la CAN 2025, trois mois après la finale disputée contre le Sénégal. Le jury d’appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) a annulé la décision du jury disciplinaire précédent et a considéré que le comportement du Sénégal relève des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations. Le Maroc remporte ainsi sa deuxième coupe continentale de son histoire, après sa seule victoire en 1976.

  • L’avenir agroalimentaire de l’Afrique est dans les mains des jeunes

    L’avenir agroalimentaire de l’Afrique est dans les mains des jeunes

    La transformation des systèmes agroalimentaires en Afrique dépend de la capacité active des jeunes à façonner ces systèmes, plutôt que d’en rester à l’écart. Partout sur le continent, les jeunes entendent dire que l’agriculture est une opportunité, mais une opportunité sans accès aux marchés, au financement, aux compétences et aux espaces de décision conduit rarement à une véritable transformation. En République centrafricaine, l’agriculture emploie la majorité de la population et contribue largement aux revenus ruraux, alors même qu’une faible part seulement des terres arables est exploitée. Le pays dispose d’un potentiel considérable dans l’élevage et se situe à un carrefour stratégique de marchés régionaux reliant le Cameroun, le Tchad, le Congo et le Soudan. Dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ces réalités géographiques représentent une opportunité à grande échelle. Mais l’ouverture des marchés ne se traduit pas automatiquement par la prospérité des jeunes. Pour que les jeunes agripreneurs puissent bénéficier de la ZLECAf et de l’intégration régionale, ils doivent être prêts à commercer. Cela suppose l’existence de coopératives structurées, le développement de chaînes de valeur, l’accès au financement, des systèmes de production résilients face au climat, ainsi que les compétences techniques nécessaires pour respecter les normes de qualité. Cela exige également un élément moins souvent évoqué mais tout aussi essentiel : l’influence. Lors d’un récent dialogue national sur l’agribusiness des jeunes, organisé à Bangui, un changement s’est opéré. Les discussions ont dépassé la seule question de l’accès aux opportunités pour s’intéresser à l’accès aux systèmes eux-mêmes. De jeunes entrepreneurs ont dialogué directement avec les responsables des plans nationaux de développement, des stratégies agricoles et des cadres continentaux liés à la Déclaration de Kampala du CAADP (2026–2035). La question n’était plus « Quel soutien pouvons-nous obtenir ? », mais « Comment pouvons-nous influencer les politiques publiques, les priorités budgétaires et les structures de marché ? ». Ce passage d’une logique de demande de soutien à une capacité à façonner les systèmes est déterminant. Les données montrent que l’inclusion des jeunes dans les systèmes agroalimentaires progresse lorsque les environnements favorables, l’accès aux services, au financement et aux marchés, ainsi que les mécanismes de résilience, sont alignés. Des outils comme le YAPI permettent de suivre les progrès réalisés dans ces différents domaines. Mesurer la participation des jeunes constitue une base essentielle pour les réformes institutionnelles. Sans données, les engagements restent rhétoriques. Avec des systèmes de suivi, les gouvernements et leurs partenaires peuvent identifier les blocages structurels et prioriser des réformes capables de produire un impact durable.

  • Togo demande à l’ONU de revoir sa carte mondiale

    Togo demande à l’ONU de revoir sa carte mondiale

    Le Togo a annoncé son intention de solliciter les États membres des Nations Unies pour adopter une nouvelle carte du monde plus fidèle à la réalité géographique de l’Afrique, en remplacement de la projection de Mercator datant du XVIe siècle. Le ministre des Affaires étrangères togolais a déclaré que cette campagne visait à mettre fin à l’utilisation de la carte de Mercator par les gouvernements et les organisations internationales, notamment en raison de sa distorsion des dimensions géographiques, qui donne au Groenland une apparence aussi vaste que l’Afrique, alors qu’en réalité le continent est environ 14 fois plus grand. La campagne est soutenue par l’Union africaine et les groupes de plaidoyer Africa No Filter et Speak Up Africa.

  • La réconciliation entre la CEDEAO et l’AES n’est plus une option sous la pression terroriste

    La réconciliation entre la CEDEAO et l’AES n’est plus une option sous la pression terroriste

    Les attaques simultanées en avril dernier au Mali ont remis brutalement la question sécuritaire sahélienne au cœur de l’agenda ouest-africain. La CEDEAO doit sortir des récriminations contre le Burkina Faso, le Mali et le Niger pour prendre de la hauteur face à cette crise et assumer une responsabilité historique. Toutes les parties doivent dépasser leurs querelles pour bâtir enfin une réponse collective au terrorisme. Le retour des pays de l’AES dans la CEDEAO ne doit être ni un préalable ni la priorité du moment. Il s’agit plutôt d’une démarche empreinte de prudence africaine qui pourrait consister à adresser d’abord au Burkina Faso et au Niger, exposés directement aux mêmes niveaux de menace, afin de les convaincre de la nécessité d’une collaboration entre tous les pays de la sous-région face au terrorisme. Ensemble, ils doivent pouvoir redéfinir une stratégie commune de lutte contre le terrorisme. La CEDEAO doit également intégrer un rapprochement direct avec la Mauritanie et l’Algérie, pays avec lesquels le Mali a toujours entretenu une étroite collaboration, pour s’assurer de la protection d’ensemble de la zone. Il est important de faire cette démarche avec vigilance face aux appétits néo-impérialistes des grandes puissances qui cherchent à influencer la politique régionale.

  • Togo : Essai de Kolani Baba Nazir, « Le Deal » qui pourrait changer la vie des étudiants africains en France

    Togo : Essai de Kolani Baba Nazir, « Le Deal » qui pourrait changer la vie des étudiants africains en France

    Kolani Baba Nazir est à Lomé pour promouvoir son essai « Le Deal », publié en mars dernier. Dans ce livre, il propose un partenariat entre les pouvoirs publics et les étudiants étrangers, afin de faciliter leur vie en France. Il aborde des thèmes comme les difficultés administratives et financières rencontrées par ces derniers, ainsi que la solitude qu’ils peuvent subir à cause de l’éloignement de leur famille.